| Une frimousse familière, une dégaine rapide et sympathique, une |
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Une frimousse familière, une dégaine rapide et sympathique, une
Une frimousse familière, une dégaine rapide et sympathique, une
voix qui berce et va à l’essentiel… C’est Fatima Nouali,
notre animatrice star de la télé. Elle a présenté
sa voix à Caftan 2005 avec brio et beaucoup de spontanéité.
Impressions de la présentatrice et aveux d’une femme très…
marocaine.
karim serraj
FDM : Vous avez présenté en direct, à Marrakech, la soirée
de Caftan 2005. Quelle impression vous a laissé l’édition
de cette année ?
Fatima Nouali : En tant que présentatrice, j’étais dedans
! J’ai également suivi de très près la Semaine de la
Mode by Caftan qui a précédé le grand défilé
que j’ai animé. J’étais ravie de voir tant de belles
choses. J’ai conscience de la difficulté et du gigantisme de l’événement.
Il faut beaucoup de force au sein de l’équipe et du travail toute
l’année. J’ai la conviction intime que le Maroc peut être
le meilleur dans le prêt-à-porter et la Haute-Couture. Et Caftan
doit prendre plus d’envergure, être porté encore plus loin
et réussir la gageure d’en faire un événement avec
plus d’écho dans le monde. Caftan 2005 a été à
la hauteur des exigences des grands défilés de mode. Il y avait
beaucoup de recherche de la part des participants et je peux dire que chaque année
qui passe apporte davantage de liberté dans les concepts vestimentaires.
J’ai simplement regretté l’absence de certains stylistes qui
s’étaient fait remarquer les années passées. J’aurais
aimé voir cette année leurs travaux sur la passerelle. Mais j’ai
suivi Caftan depuis sa première édition, il y a neuf ans maintenant.
Cet intérêt est d’abord féminin. Je suis une femme marocaine
et je ne peux qu’être interpellée par l’événement.
Je regardais avec attention l’évolution des créations et des
créatifs. Le résultat est époustouflant. On ne peut que noter
avec satisfaction qu’un grand pas a été fait depuis une décennie
dans la mode du caftan. Ensuite, mon intérêt est culturel. C’est
important de le dire car toutes les femmes doivent être fières et
se rendre compte de la bonne santé de leur patrimoine vestimentaire.
Les caftans découverts cette semaine à Marrakech adhèrent-ils
à votre définition de la Haute-Couture ?
Je crois que le caftan marocain est déjà placé, depuis
quelques années, dans la Haute-Couture. C’est grâce au travail
des créatifs qui ont osé innover dans la mode et tenter des mariages
de formes, de tissus et de couleurs que nous pouvons avoir le résultat
que l’on voit actuellement. Et cela doit continuer.
Les vêtements féminins traditionnels sont revisités par
des stylistes modernes. Que pensez-vous du résultat ?
La façon dont a évolué le caftan au Maroc nous a permis,
à nous les femmes, d’être à la page, d’être
modernes, d’avoir plus de choix et de liberté dans notre port vestimentaire.
C’est un aspect important de notre vie qui symbolise notre attachement
à la tradition et à la modernité. Auparavant, le caftan
était très différent. Pour nos mères et nos grands-mères,
le caftan était un peu lourd, difficile à porter et surtout les
femmes se sentaient mal à l’aise dans ces tissus chargés
et empilés. Grâce au travail des stylistes et des couturières
qui ont porté le flambeau depuis plusieurs générations,
les Marocaines ont maintenant la possibilité de porter des caftans plus
légers adaptés à leur vie quotidienne et surtout d’avoir
une multitude de choix en terme de tendances, de couleurs et de styles de port.
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publiée le 01/06/2005
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