Sous nos cieux, une femme qui se lève aux aurores en rase campagne pour trimer
toute la journée, c'est quelqu'un qui ne travaille pas. Idem pour les femmes
au foyer. Quant à celles considérées comme officiellement actives, elles doivent
jongler entre travail à l'extérieur et logistique ménagère du quotidien… Des
injustices que Nissae mina al Maghrib, publication du groupe Caractères et pendant
arabe de FDM, a décidé de dénoncer en organisant une table ronde le 15 février
dernier ayant pour thème central les conditions de la femme active au Maroc.
Ses différents profils, ses contraintes au quotidien, sa difficulté à percer
le plafond de verre, l'absence de structures (crèches ou systèmes de garde…),
le regard hautement culpabilisateur que lui porte la société… toutes ces questions
ont été disséquées par les intervenants, dont Younès Waniîmi, conseiller du ministre
de l'Emploi ; les deux parlementaires Saâdia Saâdi et Khadija Zoumi ; Abdelaziz
Romani conseiller en Ressources Humaines, l’écrivain Malika Najib et Abdelkrim
Belhaj Psychologue. “Cette table ronde se propose d'être l'initiatrice d'un véritable
débat sur la nécessité de la valorisation du travail au féminin”, nous a confié
Fatéma Nougue, journaliste à Nissae. Rude tâche mais on a l'habitude, n'est-ce
pas mesdames ?