Mariage, dot, prostitution...
Hicham, 35 ans. Casablanca.
Bravo pour votre article qui étaye parfaitement l’idée que la dot prédispose
à la prostitution. Il y a dans notre société un climat de convenance avec cette
idée-là. Suite à un divorce sans enfants décidé dans un plein consentement mutuel,
mon
ex-femme a très lourdement insisté pour obtenir “35.000 dirhams” de dédommagement
(de quoi ?). Je traversais une période délicate professionnellement puisque j’avais
posé une démission, mon père était très très gravement malade, une période difficile
où le moindre centime était compté pour ma famille. Mon ex-femme a exigé très
très lourdement cette somme que j’ai fini par lui donner pour clore cette dispute
qui s’étirait trop. Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas compris pourquoi il me fallait
payer le fait de l’avoir épousée et donc, dans notre contexte au Maroc, d’avoir
payé l’acte d'avoir fait l’amour avec ma femme
pendant une année de mariage. Cet échange est bien celui qui définit la prostitution.
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publiée le 01/06/2008
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