| Mohamed elamine mrani (Sélectionné) |
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Mohamed elamine mrani (Sélectionné)
Esprit fauve
K.S.
Chez Mohamed Elamine Mrani, les bustiers incrustés de cuir, de serpent et de fourrure font leur show. Jupons, pantalons et manches moulantes se recouvrent de caftans de soie et de brocard aux encolures innovantes. Le jeune créateur intègre des fils de métal à ses cols pour leur donner des formes irrégulières et sinusoïdales. Sacs et bijoux se parent aussi de matières naturelles telles que la fourrure, le corail et le croco. La terre est à l’honneur. La collection tout entière se nuance de marron, de brun et de beige. Une palette de tons intégrée et mélodieuse qui apparaît aussi dans les accessoires prolifiques accompagnant les créations. Des ensembles qui placent Mohamed Elamine parmi les grands créateurs de demain.
Le culte du détail
ce créatif casablancais de 27 ans bourré de talents a déjà à son actif un palmarès remarquable : un passage très applaudi à l’Arab Fashion Défilé en 2003 en Egypte, deux défilés à Lille en 2004, un autre à Bruxelles la même année, des reportages sur MBC et TF1, de quoi “confirmer une vocation née durant l’enfance, et entretenue plus tard douloureusement et passionnément”, dit-il. Issu d’une famille modeste de vendeurs de djellabas, Mohamed Elamine Mrani a suivi des cours de stylisme à Casablanca tout en travaillant pour payer ses études. “Il y a quelques années, lorsque j’ai voulu créer mon premier caftan, j’ai dû vendre les deux appareils-photos que je possédais pour acheter les tissus”, avoue-t-il. Il se lance alors dans la confection et ouvre un atelier à Fès où il donne libre cours à ses idées. Le jeune styliste cultive le culte du détail et s’intéresse notamment aux accessoires vestimentaires. “J’imagine les accessoires de la femme comme un deuxième vêtement, je les crée comme un tout et non pas comme des outils secondaires qui viennent s’ajouter aux caftans”. Retenu par le jury de La Semaine De La Mode pour être en lice à Caftan 2005, Mohamed Elamine Mrani semble pourvu de réels arguments pour que la scène artistique de la mode compte désormais sur lui. Bon vent !
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publiée le 01/05/2005
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